Chers amis,
Cette fois, c’est sûr, le PSG est un club maudit. Malgré les moyens mis en œuvre, ce n’est pas encore cette année qu’il remportera ce satané titre de champion de France qui le fuit depuis 1994 et que des clubs aussi improbables que l’AJA de Philippe Violeau, le Lens de Mickaël Debève, le Nantes de Frédéric Da Rocha et le Bordeaux de Lassina Diabaté – en attendant le Montpellier de Romain Pitau – ont entre-temps réussi à gratter.
Et si le destin n’était pas assez cruel, c’est à Mamadou Sakho, l’enfant du club, l’ex-futur grand défenseur de l’équipe de France, que l’on doit d’avoir plombé les derniers espoirs de titre.
Non, franchement, ce club a la « lose » chevillée au corps. Les fées du contrôle trop long et du claquage en pleine course ont dû se pencher sur son berceau à sa naissance. Ou alors, je sais pas, peut-être que ses fondateurs avaient un lien de parenté avec le capitaine du Titanic ou le gars qui conduisait cette locomotive :
Ou avec les ouvriers qui ont construit ce pont :
Pareil, ce type-là, ben je suis presque sûr qu’il est abonné au Parc :
Tout ça pour dire que l’ambiance au Camp des Loges, ce lundi matin, était plutôt morose. Carlo est arrivé en tirant une tronche pas possible. Vous me direz, il a toujours l’air de tirer une tronche pas possible, mais là, c’était pire. Mathieu Bodmer, lui, avait remplacé le dernier Colonel Reyel de son Ipod par la Marche Funèbre de Chopin. Si au moins ça pouvait lui faire arrêter de se prendre pour un gangsta, alors qu’il a une tête à étudier le clavecin au conservatoire Sainte Geneviève de Marnes-la-Coquette…
Quant à Siaka, il était tout de noir vêtu, lui qui, d’habitude, serait plutôt du genre à mettre des baskets à plumes vert fluo pour un enterrement.
Même Hoarau, d’habitude si prompt à balancer quelques bons mots, s’est contenté d’un banal « Salut Patrick ! » en rentrant dans le vestiaire, conscient qu’une subtile contrepétrie donnait à cette interjection a priori anodine un sens bien plus vulgaire (que je vous laisse deviner). Mais rien à faire, ça n’a pas pris. Pas plus que n’ont récolté de succès mes quelques tentatives pour remonter le moral des troupes (atelier maquillage, chamboule-tout et gros câlin à ceux qui veulent).
Non vraiment, il flottait sur le Camp des Loges une atmosphère de scène de crime. Ce qui était un peu le cas, d’ailleurs. On a en effet retrouvé, sur la porte du vestiaire, cette mystérieuse inscription, signée de la main d’un certain Mamadou S. :
Troublant, n’est-ce pas ?Armé de mon pelage roux digne d’Horatio Caine dans « Les Exerts », je vais mener ma petite enquête pour savoir qui est ce Mamadou S…
En attendant, le PSG doit désormais surveiller ses arrières s’il ne veut pas perdre sa seconde place, directement qualificative pour la prochaine Ligue des Champions. Hélas, connaissant la capacité d’autodestruction du club, je suis prêt à parier que je vais devoir me taper un aller-retour en car jusqu’en Slovénie début juillet pour suivre les joueurs (je n’ai pas le droit de prendre l’avion, je ne passe pas dans les portiques de sécurité).
Enfin bon, pas le temps de s’apitoyer sur mon sort, le PSG doit déjà rejouer dès mercredi, contre Saint-Étienne. Ça ne va pas être facile de se motiver : croyez bien que depuis dimanche, ce sont les Parisiens les plus « verts »…
Allez, à la semaine prochaine.







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