Les copains,
Ce fut certes laborieux, mais le PSG est finalement venu à bout d’Evian Thonon-Gaillard, samedi soir au Parc des Princes. Un résultat obtenu en grande partie grâce à Nenê, auteur de ses dix et onzième buts de la saison. L’occasion pour moi de rendre hommage à celui qui reste, malgré les recrues hivernales et les Argentins maigrelets, la vraie star de l’équipe. Rien de surprenant à cela : il existe une jurisprudence selon laquelle plus un joueur brésilien a un nom ridicule (Pelé, Kaka, Pato…), meilleur il est. C’est dire si Nenê a du talent.
Le plus drôle, c’est de savoir qu’il a joué à Monaco aux côtés d’un certain Lolo. Sacrée paire, non ?
Joueur brillant, Nené est aussi un de mes meilleurs potes. On a même notre propre check, c’est vous
dire :
Il s’est attiré ma sympathie dès que nous nous sommes croisés au Parc, la première fois. Il faut dire qu’on est arrivés au PSG en même temps et grâce à la volonté du même homme, Robin Leproux. Forcément, ça rapproche.
En plus, Nenê ressemble à un croisement entre son compatriote Eduardo, aujourd’hui à Ajaccio, et Pee Wee Herman, le héros de mon film préféré, « Pee Wee’s Big Adventure ». Et rien que ça, à mes yeux, ça en fait un type cool.
On peut d’ailleurs voir sur les images qui suivent la réaction de Nenê lorsque Guillaume Hoarau lui annonce son objectif de marquer 20 buts en Ligue 1 cette saison :
Mais Nenê, c’est aussi un style, ce côté un peu rétro qui en fait le dernier joueur au monde à croire encore en l’efficacité de l’écarte-narines, ce gadget censé aider les joueurs à mieux respirer et qui connut son heure de gloire durant l’Euro 96. Même Douchez et Armand – pas les types les plus fashion du monde, pourtant – trouvent ça ridicule :
Ce que les gens ignorent, c’est que l’écarte-narines n’est que la face visible de la ringardise dans laquelle se complaît le Brésilien. Lorsqu’il n’est pas sur le terrain, Nenê écoute Sandy Valentino sur son lecteur de
cassettes, joue aux pogs et communique à l’aide de son tam-tam . Et je ne vous parle même pas de ses baskets LA Gear qui clignotent, ni de son manteau Georgetown…
Pourtant, sous son allure un peu old school, Nenê cache un petit grain de folie. Il le cache sous son short, pour être très précis. Un crampon auxerrois l’ayant obligé, début décembre, à remplacer son vêtement déchiré, le public du Parc avait découvert médusé le slip fluo et très patriote du milieu offensif :
Slip dont a appris par la suite qu’il ne quittait jamais son propriétaire, sur le terrain comme en
dehors :
Bref, Nenê est un original, un artiste, un génie parfois incompris. Ce doit être pour ça que je me sens
si proche de lui…
Allez, à la semaine prochaine.







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