comme Fabrice Jouhaud, on fait des éditoriaux à Passe en profondeur !
Voir quelqu’un pleurer n’est jamais agréable. Voir un monument pleurer, l’est encore moins. Les observateurs et les spectateurs de Canal Plus ont pu voir Aimé Jacquet, les yeux rougis par les larmes. A 68 ans, le triomphateur de 98 a vu son rêve d’une France de vainqueurs partir en fumée sur le terrain de Polokwane. Ce n’est pas seulement une défaite de plus pour Raymond Domenech à laquelle a assisté face au Mexique (0-2), le vieux grognard du football hexagonal, mais bien à une Berezina. En 6 ans à la tête de la sélection, d’ailleurs avec la bénédiction du même Aimé aveuglé par l’esprit d’équipe si cher à la DTN, Raymond Domenech a patiemment détruit l’héritage de Jacquet. La vision française du football, cette vision verticale issue de la culture des centres de formation, cette culture de formation et d’éducation d’une élite de footballeurs dont le Graal ultime était l’équipe de France , n’est plus qu’un vague souvenir. Raymond a failli à sa mission de perpétuer l’excellence. Lui, le soit-disant formateur, ex-sélectionneur des Espoirs, les a tués dans l’œuf… les espoirs. Quelle ironie que de voir la génération dorée mexicaine, championne du Monde des U17 faire la leçon à une France, finaliste du mondial 2006. Parce que la génération dorée française, celle des 87, champion d’Europe, eux des 17 ans, est restée à la maison. Nasri, Benzema, et Ben Arfa étaient autant de joyaux que Raymond aurait dû magnifier. Au lieu de cela, il les a sacrifiés sur l’autel de l’égocentrisme alors même que sa sélection ressemblait au bûcher des vanités… Mais eux avaient gagné, en club ou en sélection, ce que n’a jamais su faire Raymond emprisonné qu’il est dans sa névrose de l’échec comme dirait un psy. Le football français en a peut-être pris pour dix ans de psychanalyse, jeudi soir. A l’issue de cette Coupe du monde, le chevalier Blanc sera face à un chantier digne de celui de la fin des années Kovacs quand la France rimait avec défaite. Espérons qu’il trouve encore une fois la lumière. Quand à Raymond, il ne sera jamais ni aimé ni Aimé.


Un Commentaire, Commentaire ou Rétrolien
michel
moi je suis tres tres heureux!
il y en avait marre de cette euipe de france!
les domenech et compagnie,anelka,et consort,qui n’ont rien montrés,rien mouillés pour leur nations.
honnetement c’est une satisfaction, car cé la fin du regne de l’echec raymond.
en esperant que le menage soit fait:
anelka,gallas,govou,henry,bogossian….
bref hier ils nous ont fait « une blague de bogosss »
18 juin, 2010